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GPP Haute-Sorne

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Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

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Étanchéité testée dans le puits

3 avril 2025

ÉNERGIE Il y a quelque chose d’assez troublant à se dire que sous cette simple grille, nue, se trouve un trou de 4 kilomètres de profondeur. Ce n’est pas tout à fait ça, corrige Olivier Zingg, le chef du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne. On ne tomberait pas quatre kilomètres plus bas si la grille cédait.

D’abord parce que le puits mesure un diamètre raisonnable de quelques dizaines de centimètres. Ensuite parce qu’immédiatement sous la grille se trouve la cave de forage, d’environ quatre mètres de profondeur, qui abrite la tête de puits. Soit un système de vannes permettant d’ouvrir ou d’obturer le puits.

Des centaines de bars

Toujours est-il que le site du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne a repris de l’activité ces dernières semaines. Mi-mars, le promoteur Geo-Energie suisse a fait tester l’étanchéité des quelque quatre kilomètres que mesure le puits, dont les parois sont entièrement chemisées de tubes en acier cimentés dans la roche.

Il s’agissait d’une opération relativement brève qui a pu s’effectuer sur un jour. Elle a consisté, d’abord, à remplir le puits d’eau puis à installer une pompe au-dessus, explique le chef de projet Olivier Zingg. Le liquide a ensuite été soumis à une très haute pression, de l’ordre de 320 bars (un pneu de vélo de route se gonfle à environ 7 bars à titre de comparaison) durant une trentaine de minutes.

Formalité nécessaire

«Avec une profondeur de 4 km, et donc une colonne d’eau d’une longueur équivalente, le puits est déjà naturellement soumis à une forte pression», note Olivier Zingg. Si la pression reste stable durant ces trente minutes, on peut en conclure à une étanchéité. Ce qui s’est produit à Glovelier. «Il s’agissait d’une formalité, mais elle était nécessaire», reprend-il.

Car la fin du mois verra une autre opération débuter, bien plus délicate: les tests de stimulation hydraulique, qui serviront à mesurer la microsismicité induite par l’injection d’eau dans la roche.

Le Quotidien Jurassien – AME

© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.

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