
Le QJ du 20 février nous apprend par une étude et un communiqué de l’EPFZ qu’une équipe de scientifiques a examiné si le CO2 pouvait être stocké durablement dans le sous-sol des Alpes. Apparemment, ce n’est pas le cas, le sous-sol suisse n’est pas une bonne solution pour y entreposer les déchets de CO2. Les raisons sont les suivantes: le sol ne s’y prête pas, la consommation d’eau nécessaire serait trop importante, sans compter les problèmes politiques que cela peut engendrer et un plus que probable refus de la population!
Donc, risquer de forer une roche qui n’a pas de fissure, utiliser de l’eau en grande quantité et risquer de se mettre la population à dos ne fait plus partie des projets à développer sur notre territoire national. Quelle merveilleuse nouvelle!
Alors que diable, qu’attendent nos autorités pour dire stop au projet de géothermie profonde dans la commune de Haute-Sorne? Ce projet est insensé et effroyable, expérimental et n’a aucune chance de fonctionner, comme les précédents, faut-il le rappeler, et il ne sera jamais reproduit ailleurs.
Et que dire du projet solaire monstrueux prévu à Saint-Brais? Pourquoi les espaces verts font peur à nos édiles? Prenons le cas de Migros à Bassecourt, le mot d’ordre: mieux vaut un magasin que de l’herbe!
Sans réaction de nos autorités cantonales et communales, les opposants à la géothermie profonde ne seront peut-être plus seuls à manifester leur mécontentement.
Oui, il faut trouver des solutions pour produire de l’énergie, mais la première des choses est de l’économiser! Développons des projets de production locale, humainement supportables par les habitants de cette terre jurassienne.
Nous verrons bien cet automne qui seront les courageux candidats à vouloir aller dans ce sens-là!
Alain Jeangros, Boécourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
