
HAUTE-SORNE Le promoteur du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne, Geo Energie Suisse, doit améliorer sa communication. C’est la principale recommandation que formule, dans son premier rapport d’activités, le comité de patronage de la Confédération, qui accompagne les travaux.
Le comité, présidé par l’ancien conseiller aux États Olivier Français (PLR/VD), parle de «renforcer les efforts de vulgarisation des informations techniques» et «rendre les informations accessibles à un public plus large, en utilisant un langage clair et en privilégiant les supports visuels accompagnés d’explications compréhensibles».» Cela permettra non seulement de mieux informer les citoyens sur les enjeux du projet mais aussi de dissiper leurs inquiétudes, est-il écrit.
Retour «positif»
Le comité souligne l’importance de maintenir et de renforcer le dialogue avec la population, notamment via la Commission de suivi et d’information. «Il est essentiel de pérenniser les échanges entre les différents acteurs du projet et de permettre à la population de poser ses questions et d’exprimer ses préoccupations», note-t-il.
De son côté, le chef de projet Olivier Zingg prend ce retour de manière positive. «Bénéficier d’un regard critique est d’autant plus important que la phase exploratoire arrive bientôt à son terme. Nous aurons alors un grand volume de données à communiquer. Il faudra vulgariser le plus possible.» Pas toujours évident. «La géothermie profonde se passe dans le sous-sol et est par conséquent quelque chose de difficile à montrer.»
Quelle piste voit-il pour s’améliorer? «Difficile à dire pour l’heure. Peut-être revoir les supports, proposer des pages web, des rapports… Il faudra analyser tout cela.»
Le maire entendu
Le dossier du comité de patronage rappelle encore que le maire de Haute-Sorne Eric Dobler a été entendu. Ce dernier a fait part de l’inquiétude de la population. Il a constaté que ce projet avait suscité un débat important au sein de la communauté, marqué par des inquiétudes liées aux risques sismiques et à la protection des ressources en eau ainsi qu’à un sentiment de manque de participation démocratique, lit-on encore.
Si le projet se poursuit, «nous accorderons une attention particulière au renforcement des mesures de protection contre les nuisances sonores, notamment les basses fréquences, un point sur lequel les autorités cantonales et l’exploitant se sont engagés», conclut le comité.
Le Quotidien Jurassien – ATS/AME
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