Aller au contenu
GPP Haute-Sorne

GPP Haute-Sorne

Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

Menu principal
  • Accueil
  • Information
  • Contact
  • Médias
    • Radio Fréquence Jura
    • Commission de Suivi et d’Information
    • Le Quotidien Jurassien
      • Courrier des lecteurs
    • suisseénergie
    • Geo-Energie Jura
    • Canal Alpha
    • NZZ
  • Connexion
  • Le Quotidien Jurassien

Après les sédiments, le forage s’attaque au plus dur: le granit

3 juillet 2024

Le forage de géothermie profonde de Haute-Sorne a dépassé la mi-parcours sans encombre. Une épaisse couche de sel a toutefois été découverte. Pas sûr qu’elle puisse être exploitée.

Les principaux risques géologiques sont derrière, le forage avancera désormais à un rythme plutôt routinier jusqu’à la fin des travaux, vers fin août, estime Olivier Zingg, le chef du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne.

Hier, les machines en étaient à une profondeur de 2553 m. En plein dans ce qu’on appelle le socle cristallin, une strate de roches anciennes sur lesquelles des roches sédimentaires se sont formées durant l’ère mésozoïque.

Cristallin, dit-on, parce qu’elles se sont cristallisées ou recristallisées sous l’effet de la chaleur du magma ou de la très forte pression. Ce sont typiquement des marbres, granits, ou encore gneiss. C’est la première fois qu’on pénètre cette couche dans le Jura plissé, de Genève à Zurich.

Ralentissement

«À cette profondeur, reprend Olivier Zingg, il n’y a plus de risque de tomber sur du gaz, du pétrole, de l’eau sous pression, des morceaux de roche instables ou du karst. Tout cela était lié aux roches sédimentaires.» Ces dernières sont désormais sécurisées et séparées du forage par des tubes de béton et d’acier.

Reste que la dureté du socle cristallin ralentit le percement. D’une vitesse de 20 m à l’heure, la progression est passée à une allure de 3 à 15 m/h. Là, seule une tête rotative incrustée de diamants (d’une valeur de 130 000 fr. environ) offre une capacité d’abrasion suffisante.

Le diamètre du forage, aussi, a changé: il est passé de 60 cm à 30 cm. Jusqu’à 4000 m, destination finale, la machine ne s’arrêtera plus à présent que pour changer l’outil de forage, ce qui prendra considérablement plus de temps qu’au début des travaux puisque sortir la tête de forage implique de sortir 2500 m de train de tiges, empilées les unes sur les autres. «Cela prend plus d’une journée de travail», remarque Olivier Zingg.

Les 4000 m atteints, commencera une nouvelle batterie de mesures, avec notamment un carottage et… le retour des camions vibreurs, sur un périmètre toutefois un peu moins large qu’en avril dernier.

Un important gisement de sel découvert

Le forage exploratoire de géothermie profonde aura réservé au moins une surprise: la découverte d’une couche de sel relativement épaisse, plus épaisse qu’attendu. Soit 150 mètres, à 1200 m de profondeur. C’est le double de ce qui avait été découvert à Grandfontaine en 2006, lors d’un forage d’exploration mené par les Salines suisses en vue d’une potentielle exploitation. «Une couche de sel est présente sur une grande partie de la Suisse et partout sous les roches sédimentaires du Jura», recontextualise Olivier Zingg. Le sel, d’un point de vue géologique, se comporte comme de la pâte à modeler. La strate peut beaucoup se déformer et conduire à ces différences d’épaisseur. Typiquement dans des régions où les roches sont plissées, comme le Jura.

Contactées, les Salines suisses, principal producteur de sel du pays, indiquent que «les zones dans le canton du Jura ne sont pas une option pour l’extraction de sel avant un avenir lointain» compte tenu des concessions dont elles bénéficient. Dans les régions où l’entreprise est présente, c’est-à-dire les cantons d’Argovie et de Bâle-Campagne, ainsi que le canton de Vaud, les gisements de sel se trouvent à des niveaux moins profonds, relève l’entreprise. Celui de Bâle se trouve par exemple à 400 m de profondeur. «Une couche de sel est en principe exploitable si elle est suffisamment grande (en termes d’épaisseur de la couche de sel et d’extension latérale), de qualité appropriée et non perturbée», précisent encore les Salines suisses.»

Le Quotidien Jurassien – Antoine Membrez

© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.

Navigation d’article

Précédent : Des montants d’amende incompréhensibles
Suivant:Deux séries de condamnations pour émeute contre des antigéothermie ou ultras du HCA
  • Canal Alpha (3)
  • Canton du Jura (3)
  • Citoyens Responsables Jura (6)
  • Commission de Suivi et d'Information (4)
  • Geo-Energie Jura (7)
  • Le Courrier (1)
  • Le Quotidien Jurassien (141)
    • Courrier des lecteurs (44)
  • NZZ (1)
  • Radio Fréquence Jura (4)
  • suisseénergie (1)
mai 2026
L M M J V S D
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
« Avr    

Voir aussi https://crjsuisse.ch/

Copyright © Tous droits réservés | MoreNews par AF themes