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GPP Haute-Sorne

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Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

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À 3800 m de fond, on commence à injecter de l’eau dans les fissures

9 juillet 2025
La colonne bleue suspendue au-dessus du puits est destinée à rendre ce dernier étanche tout en permettant au câble de descendre.
Cela se fait grâce à l’injection de graisse. PHOTO JONAS LÜTHI

Les tests de stimulation ont débuté sur le site de géothermie de Haute-Sorne. Ils visent à étudier la réaction de la roche à l’injection d’eau sous pression dans les fissures. De nombreuses précautions sont prises.

Le dispositif est cette fois-ci bien plus léger que l’année dernière pour le forage du puits. Il y a bien toujours une équipe d’agents de sécurité qui surveillent l’entrée, comme tous les jours et toutes les nuits depuis la construction de la place d’ailleurs. Mais pour le reste, une dizaine d’hommes, suisses, anglais et allemands, suffisent actuellement sur le site de géothermie profonde de Glovelier pour procéder aux tests de stimulation.

L’opération a débuté hier après-midi après plusieurs semaines d’attente du feu vert cantonal et une dizaine de jours de mise en place. Il s’agit de la dernière étape de la phase exploratoire débutée en 2022, souligne Olivier Zingg, directeur de Geo Energie Jura, qui porte le projet.

Faire bouger les fissures

«L’idée est de tester en petit ce qu’on fera en plus grand, si le projet reçoit les autorisations nécessaires.» Soit de faire circuler de l’eau entre deux puits par de petits interstices dans la roche pour réchauffer le liquide. Ces fissures existent déjà naturellement dans la roche, mais elles doivent être élargies – on parle de moins d’un millimètre de largeur – par un mouvement de cisaillement entre deux plaques de roches, obtenu grâce au passage de l’eau à haute pression.

Les tests entrepris actuellement visent ainsi deux objectifs principaux: mieux quantifier le risque sismique, en observant la réaction de la roche face aux injections d’eau. Et la capacité à rendre la roche plus perméable, en comparant deux essais réalisés avant et après les tests. Les scientifiques sauront également à partir de quelle pression la roche se met à bouger.

Peu à voir à la surface

Le curieux sera malheureusement déçu du spectacle en surface: on n’y voit guère qu’une grue équipée d’une poulie dont le premier bout du câble est rattaché à un camion et l’autre descendu 3800 m plus bas, bardé d’une chaîne de huit sismomètres espacés de 50 m chacun.

Il y a aussi un circuit de pompes à eau, peu bruyantes, dont quatre ont été louées à l’École polytechnique fédérale de Zurich, et plus loin quelques sacs de sels en trop depuis le premier forage.

Tout se passe sous terre donc, à près de 4000 m, où une section de 20 m du ciment qui chemisait le forage a été ôtée à l’aide de charges explosives. «Tout ce qu’on a pu voir de ces explosions se résumait à des vibrations sur le câble», décrit Olivier Zingg.C’est cette partie de la roche qui est soumise à la pression de l’eau, via des vannes juste en dessous de la surface. Jusqu’à un maximum de 320 bars et un maximum de 500 m3 d’eau – prise sur le réseau – sur une semaine maximum, à un débit maximal de 60 litres par minute.

Si la réponse sismique est trop faible, et donc les données récoltées insuffisantes, il faudra procéder à un nouveau cycle de 500 m3 d’eau. L’injection sera à l’inverse suspendue temporairement si la réponse sismique atteint une magnitude de 0,3 et définitivement stoppée à 0,9. Cela ne signifierait pas pour autant la fin du projet, souligne Olivier Zingg.

Présence en continu

Pour surveiller tout cela, deux sismologues assureront une présence 24 h sur 24 sur le site, ainsi qu’un superviseur des opérations qui dormira dans un conteneur à quelques mètres du puits pour, le cas échéant, être prompt à tout arrêter.

Le suivi de ces tests et surtout les relevés sismiques en temps réel sont à retrouver via des liens sur www.geo-energie-jura.ch. Le Service sismologique suisse a également été mandaté pour procéder à une surveillance. Coût de cette étape: environ un million de francs. Le forage du premier puits était devisé à 20 millions de francs.

Le Quotidien Jurassien – Antoine Membrez

© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.

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