
GLOVELIER Le projet de géothermie profonde de Haute-Sorne peut aller de l’avant. L’État jurassien a délivré son autorisation pour le démarrage des tests de stimulation hydraulique, après analyse du programme du promoteur avec l’appui d’experts, a-t-il indiqué hier.
Ces tests prévoient une injection d’eau issue du réseau communal dans le puits à une profondeur de 3800 m. Cela se fera par paliers, sans ajouts ni de produits chimiques ni de sable ou solide, souligne l’État, jusqu’à un débit maximal de 60 l/min. Il en résultera une sismicité volontairement induite qui sera étudiée via un système de surveillance.
Les injections s’arrêteront temporairement pour analyse si la magnitude locale atteint 0,3. Il est prévu de mettre fin aux tests si cette valeur atteint 1,5. Les valeurs de magnitude locale seront déterminées par le Service sismologique suisse (SED) de l’EPFZ. Ce dernier aura également la responsabilité de définir dans un délai de 48 heures si les séismes sont induits par des tests ou s’ils sont naturels, souligne l’État. Les travaux dureront une à deux semaines. Ces tests marqueront la dernière étape de la phase exploratoire.
Le calendrier était trop optimiste
Tout cela aurait normalement dû démarrer début mai déjà selon le calendrier initial. Ce retard a conduit le comité de patronage à demander des explications au promoteur et au canton. Une réunion a eu lieu début juin, à la suite de laquelle le comité de patronage a constaté qu’un dialogue constant existait entre les autorités et l’opérateur et que la transmission par celui-ci de l’ensemble des éléments nécessaires à l’instruction avait pris plus de temps que prévu.
Il conclut que la planification initiale a été trop optimiste.
Le Quotidien Jurassien
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
