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GPP Haute-Sorne

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Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

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Résumé de la séance du 29 avril à Bassecourt

8 mai 2026

Les opposants ont démontré, arguments à l’appui, que la proximité des failles de la Caquerelle et de Develier, combinée à la position du réservoir, posait un problème majeur. Ils ont également dénoncé l’absence de schémas clairs et explicites… sans doute parce que certains dessins parleraient plus fort que de longs discours.

Face aux tentatives de minimiser les risques en expliquant que la sismique réflexion ne permettrait pas de détecter les failles à 5 000 mètres, les opposants ont rappelé un détail particulièrement embarrassant : à Bâle, l’eau injectée avait migré sur des centaines de mètres. Manifestement, certaines leçons dérangent encore davantage qu’elles n’inspirent.

Les fameuses promesses de débits “exceptionnels” ont elles aussi été confrontées à la réalité du terrain : Soultz et Fervo affichent des résultats bien plus modestes que les chiffres vendus au public à coups de communication bien huilée.

Les opposants ont également pointé l’incompréhension inquiétante du contexte tectonique régional et la naïveté – ou l’inconscience – consistant à injecter de l’eau sous pression à proximité des failles, reconnues, de La Caquerelle et de Develier, notamment.

Sur plusieurs points techniques, certains “spécialistes” sont restés sans véritable réponse. Le malaise était palpable.

Et pendant ce temps-là, un rappel simple mais essentiel a résonné dans la salle : 73 % de la population reste hostile à ce projet. Un détail que certains semblent vouloir enterrer plus profondément encore que leurs forages.

Mais le plus troublant reste peut-être ce qui n’a PAS été abordé lors de cette séance du 29 avril. Bizarrement.

Prenons l’exemple du laboratoire souterrain de Bedretto de l’ETH Zurich, récemment évoqué dans la presse nationale. Là-bas, les chercheurs veulent provoquer volontairement un séisme de magnitude 1 en injectant de l’eau directement dans une faille. Oui, volontairement.

Pour cela, ils ont carrément creusé un tunnel au plus près de la zone de rupture et installé toute une batterie de capteurs afin d’étudier une question essentielle : comment un petit séisme peut potentiellement en déclencher un beaucoup plus important.

Et lorsqu’un journaliste leur demande à quoi servent concrètement ces expériences ? Réponse : à mieux comprendre… les projets de géothermie profonde (!)

Autrement dit, même l’ETH Zurich reconnaît implicitement qu’on ne maîtrise toujours pas réellement le comportement des failles lorsqu’on injecte de l’eau sous pression en profondeur. Malgré cela, certains voudraient nous faire croire qu’ils savent parfaitement ce qui se passera à proximité de la faille de la Caquerelle avec les injections prévues par GEO Energie Suisse SA de messieurs Zingg et Meier.

La réalité est simple et profondément inquiétante : ils expérimentent encore. Et cela, les opposants le disent depuis le tout début.

Mais rassurez-vous : on nous parle de “sécurité maximale”, de “risques maîtrisés” et de “probabilité extrêmement faible”. La communication est parfaitement huilée. La géologie, elle, reste beaucoup moins prévisible.

Et surtout, un élément fondamental continue d’être soigneusement passé sous silence : l’eau injectée peut mettre des années avant d’atteindre une faille critique. Dans certains cas, il peut falloir jusqu’à 10 ans avant qu’un séisme ne soit déclenché.

Autre fait particulièrement dérangeant : plus les volumes d’eau injectés sont importants, plus le potentiel sismique augmente. Ce n’est ni une théorie complotiste, ni une “peur irrationnelle” : c’est un principe physique documenté.

Or ici, selon le Plan spécial lui-même, il est prévu d’injecter environ 30 fois plus d’eau qu’à Bâle ou Pohang. Avec, au fond, la même technologie d’injection toujours incapable de garantir une maîtrise totale du sous-sol… malgré les beaux discours des promoteurs.

En conclusion ? Les opposants ont une longueur d’avance. Ils voient ce que d’autres refusent de voir… et ce que certains préfèrent soigneusement dissimuler.

Quant à la presse, elle s’est contentée du strict minimum, passant sous silence les interventions les plus pertinentes de l’opposition… ainsi que plusieurs questions pourtant centrales.

Dommage !

CRJ – Extrait de https://www.facebook.com/scandalesjura/

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