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GPP Haute-Sorne

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Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

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Les camions vibreurs sont en tournée

13 avril 2024

Les camions vibreurs circulent ces jours dans la région. Leur tournée doit renseigner sur la nature du sol dans le cadre du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne. Reportage.

La scène pourrait être celle d’un film. Un Mad Max pourquoi pas. C’était ce jeudi soir, à la lumière du crépuscule. Un convoi automobile se met en mouvement à la gare de Glovelier.

Il y a deux camions vibreurs au moteur vrombissant, suivis d’une camionnette qui sert de réservoir ambulant à leur gargantuesque consommation: jusqu’à 300 litres par jour.

Derrière, il y a encore un fourgon réaménagé en centre de contrôle informatique, le 4×4 du chef de projet et le véhicule de trois agents de sécurité. L’ombre des deux camions; ils les surveillent 24 heures sur 24.

Procession
Il y a quelque chose d’assez surréaliste à voir cette lente procession défiler devant tout ce que Haute-Sorne compte de panneaux plantés dans les champs et d’autocollants de défiance à leur égard.

Ils ont l’habitude, quoique dans le Jura «les gens sont davantage concernés», admettent-ils. Mathieu Beck, le responsable de ces travaux pour la société mandatée Geo2X, raconte s’être déjà fait lancer dessus des œufs et même une tasse, une fois, depuis le quatrième étage d’un immeuble lors d’un passage en ville pour un autre projet.

«Mais plutôt en raison du bruit la nuit que de divergences de vue.» C’est le moteur qui semble le plus gênant à ce niveau. Avec les vibrations, le tout peut monter jusqu’à 70 décibels. Depuis que ces travaux ont débuté dans le Jura, ce lundi, l’équipe touche toutefois du bois. Aucune réaction des riverains n’est à signaler. «Pourvu que ça dure.»

La principale difficulté est intervenue le premier jour sur la route de Tariche: les montées et les virages ont mis le dispositif pas forcément prévu pour un tel terrain à rude épreuve.

À Bassecourt
Le convoi arrive à Bassecourt et reprend son travail là où il l’avait laissé la veille, près de l’autoroute au niveau de la halle des fêtes. Cette nuit-là, il cheminera jusqu’à Delémont en passant par Develier. Ensuite ce sera le tour de Bourrignon jusqu’à Soulce; de Courtételle jusqu’à Glovelier et de Charmoille à Undervelier en passant par Boécourt. En tout, 3000 vibrations de 30 secondes, une tous les 20 mètres, seront nécessaires pour cartographier au mieux le sous-sol jurassien. Notamment ses failles, afin de réduire les risques de forer sur une zone problématique. Deux sont bien connues: la faille de Develier et celle de La Caquerelle. Les investigations permettront d’en augmenter les connaissances. «On se trouve pile entre les deux, ce n’est pas un problème», rassure Olivier Zingg, le chef de projet chez Geo-Énergie suisse.

Une experte veille
Un cycliste s’arrête pour observer. Il est propriétaire d’une maison non loin. «Évidemment que je suis inquiet. Mais il faut savoir ce que l’on veut…» Une experte est chargée de s’assurer qu’il n’arrive rien. Elle suit les camions un petit boîtier en mains. À chaque vibration, elle le pose vers le point sensible le plus proche, un bâtiment par exemple, et veille que la puissance ne dépasse pas les seuils.

Ces mesures dureront jusqu’à samedi prochain.

Entreprises inquiètes, vibrations supprimées
Le tracé prévoyait que les camions vibreurs traversent la zone industrielle de Glovelier. Ils l’ont fait, mais sur une centaine de mètres ils n’ont pas vibré. Lors de discussions préalables, toujours menées avant ce genre d’explorations géophysiques, certaines entreprises de la place se sont inquiétées de l’impact que pouvaient avoir une telle activité sur leur production. Il a donc été décidé de supprimer quelques points du parcours. Cela n’aura qu’une influence mineure sur le résultat final, assure Olivier Zingg, le chef de projet chez Geo- Énergie suisse. Ce n’est pas la première fois que cela arrive, relève pour sa part le responsable de Geo2X, Goran Mijic. «Une entreprise pharmaceutique qui travaillait au microlitre nous avait par exemple aussi fait la même demande par le passé.»

Du côté de Develier, il a fallu baisser l’intensité des vibrations pour les mêmes raisons, tandis qu’à Delémont, une entreprise a formulé la demande qu’on ne vibre pas avant 22 h.

Le Quotidien Jurassien – Antoine Menbrez

© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.

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