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Recueil d'articles, vidéos et liens sur le projet expérimental de Géothermie Profonde Pétrothermale en Haute-Sorne (CH)

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Le projet avance, le cadre sécuritaire se précise

30 avril 2024

Le projet de géothermie profonde entre dans le vif du sujet avec, dans trois semaines, le début du forage. Les représentants de l’État ont précisé, hier soir lors d’une séance, le suivi sécuritaire et assuré que les contrôles seront rigoureux lors de cette première phase.

On ne compte plus les groupes d’experts ou les unités administratives au sein de l’État qui assurent un suivi du projet de géothermie profonde à l’entrée de Glovelier. À trois semaines du début du forage (prévu le 21 mai), la Commission de suivi et d’information a tenu une séance hier soir, ouverte à la presse, consacrée à la gestion des risques de ce qui constitue le début de la phase d’exploration. Eh oui, la mise en œuvre va durer des années.

Niveaux de contrôle
Entre le Groupe de surveillance et de contrôle interne à l’État, le groupe d’experts indépendants, voire le comité de patronage, chacun joue son propre rôle durant les différentes étapes. Alors que dans quelques jours, la tour de forage sera installée sur le site pour permettre l’exploration du sous-sol – qui est sans doute la phase la plus impressionnante, mais sans être la plus risquée – les représentants de l’État ont déjà assuré que différents services administratifs seront impliqués pour garder à l’œil l’avancée des travaux. «C’est une nouvelle industrie, un projet pilote, il faut un suivi spécifique», a vulgarisé Sylvain Rigaud, chef du projet au sein du Service du développement territorial.

Pour faire simple, l’État a demandé une planification «robuste», compte contrôler la capacité de gestion de l’exploitant et vérifiera si les différents travaux sont effectués correctement. «Si on constate des éléments de risques élevés, que l’opérateur agit sans transparence, on pourrait imposer de nouvelles conditions, voire suspendre les opérations ou retirer les autorisations», souligne Sylvain Rigaud. Il précise que les contrôles se feront notamment par échantillonnage.

On n’en est pas encore là. Le promoteur de Géo-Energie Suisse Olivier Zingg a souligné que tout était mis en œuvre pour prévenir les risques. Pour protéger par exemple les aquifères, les différentes sections des tubages seront cimentées, avant de poursuivre plus en profondeur. Et en ce qui concerne les risques sismiques lors du forage? Selon les expériences menées ailleurs dans le monde, ils sont proches de zéro durant cette phase, a-t-il assuré.

S’inspirer de Bonfol
Pour le suivi environnemental, l’État analysera les rapports de synthèse établis par le bureau CSD Ingénieurs, lequel a déjà commencé à accompagner le maître d’ouvrage au niveau du contrôle des nombreux paramètres, dont le bruit, les déchets, les sols, l’eau ou encore la radioactivité. «Pour le moment, les exigences légales sont respectées», ont souligné Grégoire Monin et David Lehmann, du bureau d’ingénieurs.

Néanmoins, les autorités assurent se préparer au scénario du pire durant cette phase qui ramènera en surface les boues et autres matériaux venus des profondeurs. Chef de la Section cantonale de la protection de la population, Damien Scheder a fait savoir que des plans d’intervention et des périmètres de protection, en cas d’hypothétiques fuites de gaz ou d’explosion, ont été établis à l’image par exemple de ce qui avait été imaginé à l’époque des travaux à la décharge de Bonfol. La chute de la tour, de près de 45 m, pourrait par exemple atteindre la route cantonale, a-t-il mentionné, révélant que des plans de déviation ont déjà été imaginés.

Long processus à venir
Pour le moment, les signaux sont au vert pour le promoteur. Pour rappel, ce forage d’exploration doit permettre de mener, dès l’année prochaine, des tests de stimulation pour mieux caractériser la réponse de la roche à une injection liquide. Avec en parallèle une nouvelle campagne géophysique, «la phase d’exploration durera jusqu’à fin 2025 pour mettre à jour les modèles géologiques. Et là, si on est dans le vert, si ça a marché comme prévu, que le canton valide ce qui est prévu, on passe dans la deuxième phase, en 2026-2027», rappelle le promoteur.

Ce sera alors la phase considérée comme la plus risquée. Celle de la stimulation du réservoir, grâce à un deuxième forage.

Le Quotidien Jurassien – Benjamin Fleury

© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.

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