
Le chantier de Haute-Sorne pour établir une centrale de géothermie profonde avec fracturation fait peine à voir. Alors que la majorité des habitants de Haute-Sorne et probablement du Jura n’en veulent pas, le gouvernement jurassien persiste dans son entêtement à nous faire avaler la pilule.
Entouré de grillage, surveillé 24 h sur 24 h par des gardes de sécurité, on se croirait à Checkpoint Charlie à Berlin du temps de la RDA, il représente une image bien médiocre de notre coin de terre. Non, ce n’est pas le Jura que nous avons voulu et nos autorités exécutives cantonales et communales se discréditent totalement aux yeux de la population.
C’est le chantier de la honte et un véritable scandale.
Alors que suite au rapport du professeur Stefan Wiemer du Service sismologique suisse du 18 octobre 2019, notre Gouvernement cantonal était prêt à revenir en arrière sur les autorisations trop légèrement accordées, il a piteusement capitulé face aux exigences présentées par Geo-Energie Suisse (GES) pour rupture de contrat. Certainement très mal à l’aise pour reconnaître le prix de leurs errements face à la population jurassienne, nos ministres ont abandonné ce projet aux promoteurs de GES en créant des commissions de suivi et de sécurité pour amadouer la population. Comme si les effets dans le temps de la sismicité induite par la fracturation se prévoyaient autour d’une table de débats…
La population jurassienne jamais consultée par nos autorités pour ce projet démentiel a su manifester son mécontentement à ceux de nos ministres qui briguait un poste à Berne, soit au National en tant que représentants du Jura, en ne leur faisant plus confiance.
Pierre Zuber, Bassecourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
