
Les élections fédérales d’octobre n’ont évidemment pas encore livré leur verdict, et alors que l’on s’achemine vers une partielle plus que probable pour le Gouvernement jurassien, le ministre Jacques Gerber a arrêté son choix pour la suite de sa carrière politique. Le représentant du Parti libéral-radical a décidé de ne pas briguer un troisième mandat au sein de l’exécutif lors des élections cantonales de 2025. Et ce, même s’il n’est pas élu au Conseil des États cet automne. Né en 1973, l’Ajoulot estime qu’il a fait le tour du sujet. Soit 10 ans s’il reste au bout du quai cet automne, un peu moins de huit s’il part siéger sous la Coupole fédérale. Au niveau personnel et familial, Jacques Gerber se doit de préparer son avenir, dit-il. Lors de la discussion avec le principal intéressé, on perçoit un brin d’amertume dans le son de sa voix. «Dans le Jura, lorsqu’on veut faire avancer un projet, il y a sans cesse des blocages. Il faut voir comment ça se passe dans d’autres cantons!» Aux yeux du politicien, Il y a des limites qui ont été franchies: «On perd son temps pour des broutilles. On discute souvent dans le vide. Parfois aussi au Parlement.» Jacques Gerber a pris la décision de son retrait gouvernemental deux jours avant la manifestation contre la géothermie profonde en Haute-Sorne à Delémont de samedi dernier, rassemblement où il avait été violemment pris à partie par Jack Aubry, le président de l’association Citoyens Responsables Jura. «Souvent, je me dis que ces gens ne se rendent pas forcément compte. Ils ont bien sûr le droit d’être opposés à un projet, mais sans tout mélanger et dire n’importe quoi. Au sein d’un Gouvernement, on construit une maison tous les jours.» Cet immobilisme, cet esprit conservateur, a donc eu raison de Jacques Gerber ministre.
Le Quotidien Jurassien – GST
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