
Il y a quelques semaines, un article indiquait que lors du sondage géothermique de Glovelier, il a été constaté que la couche sédimentaire de sel est plus épaisse que soupçonné auparavant. Malheureusement, il n’y a pas d’indication concernant la composition de ce sel, s’il s’agit par exemple de sulfate de calcium ou de chlorure de sodium. Relativiser ce genre d’information n’est pas une bonne solution car selon leurs propriétés, les sels agissent différemment au contact de l’eau. S’il s’agit de sulfate de calcium, nous pouvons être confrontés à des gonflements du sous-sol en cas de mélange avec l’eau, cas qui sont arrivés à Lochwiller en Alsace ou Singen (D).
En revanche, s’il s’agit de chlorure de sodium, ce qui semble être le cas car j’ai lu que les salines suisses en avaient été informées, alors cette substance est facilement soluble dans l’eau chaude. Ainsi, une fois le sel dissous, la création d’énormes espaces vides dans le sous-sol est envisageable. Malheureusement, nous connaissons déjà les conséquences de la formation de vastes cavités en Angleterre ou aux États-Unis, dans le cadre de l’exploitation de carrières de charbon.
Je suis ainsi curieux de savoir combien de sondages ont été réalisés dans la vallée de Delémont afin d’avoir une vue d’ensemble et une meilleure connaissance de l’étendue et de l’ampleur de ce banc de sel.
Enfin, Geo-Energie Jura a annoncé récemment le succès des mesures d’étanchéité de son forage. J’espère surtout que le forage restera étanche lors des prochaines étapes, et je me demande comment conserver cette étanchéité lors du fractionnement des roches?
Alberto Luisoni, Bassecourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
