
La Commission de suivi et d’information (CSI) du projet décrié de Glovelier s’est approprié les questions de l’association Citoyens Responsables Jura (CRJ), à l’adresse du Gouvernement jurassien.
Dans son dernier communiqué, ce mouvement, qui fait battre l’étendard de la lutte contre cette technologie devant produire de l’énergie avec la chaleur de la Terre, avait notamment demandé à l’exécutif de justifier la poursuite de cette réalisation, dont la phase exploratoire est achevée.
CRJ dénonçait aussi les volumes d’eau requis pour ce projet, leurs impacts sur la ressource et les conflits d’usage systématiquement minimisés.
Un rôle de messager
Comme les questions de CRJ, bien que destinées au collège ministériel, ne lui ont jamais été transmises, la CSI annonce dans un communiqué qu’elle s’est chargée de faire le messager. Cela relève exactement de sa mission, elle qui se doit «d’entendre, de discuter et de clarifier les positions controversées».
Les préoccupations de CRJ, qui estime que les feux ne sont pas du tout au vert pour ce projet, mais au rouge, malgré ce qui avait été communiqué, ont également été relayées à l’exploitant. Lui et le Gouvernement «détermineront la manière la plus appropriée» de répondre, écrit la CSI. Les réponses pourraient intégrer la foire aux questions sur le site de la commission, dans le cadre d’une mise à jour.
L’État veille à la sécurité de tous, dit le ministre
La CSI profite de ce communiqué pour signaler qu’elle a rencontré le nouveau ministre Jean-Paul Lachat, désormais de tutelle pour ce dossier, lors de sa première séance de l’année. L’élu a rappelé à cette occasion le rôle de l’État: veiller au respect strict du cadre légal entourant le projet et assurer la protection de la population, ainsi que de l’environnement.
Le Quotidien Jurassien – HD
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