
En conférence de presse du 20 juin 2022, David Eray, président du Gouvernement, déclarait que «L’État jurassien, Geo-Energie Suisse AG et Geo-Energie Jura SA avaient signé une convention offrant des conditions optimales au niveau de la sécurité au projet de géothermie profonde Haute-Sorne», en ajoutant «qui tient compte des préoccupations de la population locale et des milieux entrepreneuriaux». Ladite convention traite entre autres d’un protocole de fissures pour les bâtiments. Le 18 avril 2023, le Département de l’environnement jurassien envoyait aux propriétaires de biens immobiliers dans le rayon géographique concerné une «proposition de convention de Geo-Energie Jura SA» qui ne correspond pas à la convention de base signée entre les parties le 17 juin 2022, convention qui pourtant, en son annexe C, prévoit expressément que «l’entreprise mandatée par l’exploitant contacte les propriétaires, organise les rendez-vous et réalise les relevés de fissures. Un rapport est rédigé et signé à la suite de la visite. Il est contresigné par le propriétaire qui s’en voit remettre une copie.» Les expertises qui ont débuté à Bassecourt, Glovelier, Boécourt et Berlincourt ne respectent manifestement pas la convention signée entre l’État jurassien et les promoteurs. Dès lors pour moi se pose la question de savoir en vertu de quoi ou de quel artifice juridique et à quel titre l’État jurassien peut, en sa responsabilité de partenaire d’une convention signée entre parties, se désengager pareillement et ne pas respecter ses engagements pris dans le cadre posé par la convention de juin 2022? Peter Meier, directeur des promoteurs, certains ministres et des agents de l’État jurassien ne cessent de prétendre que les opposants confondent et mélangent tout de manière volontaire ou pas! Le texte précis de la convention signée par le canton du Jura est sous https://www.jura.ch/convention_RCJU_GeoEnergie_géothermie. Chacun se fera ainsi une idée plus précise de savoir qui raconte des «fadaises» dans ce dossier, et se posera inévitablement la question de savoir si les belles promesses faites par les promoteurs s’agissant de la sismicité, de la pollution des sols, de l’utilisation de l’eau, etc., seront respectées lors des travaux de forage.
Jacques Couche, Bassecourt, membre de CRJ
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
