
… Et nous regardons ailleurs, célèbre phrase de Jacques Chirac. La canicule, la sécheresse, le manque d’eau, les conséquences du dérèglement climatique sont en avance sur les prévisions du GIEC. La course au profit et le capitalisme sauvage sont les principales causes des conditions que nous vivons actuellement. L’eau douce est une ressource fragile, tant en qualité qu’en quantité. La population a reçu les consignes d’économiser l’eau potable et l’interdiction d’arroser les pelouses et les jardins. Le Quotidien Jurassien a publié une photo saisissante des terrains de foot du FC Vicques, mais pourquoi ce gaspillage de notre eau potable? En regardant de plus près, ce sont les parcelles agricoles aux alentours qui auraient dû être arrosées pour fournir la nourriture dont nous avons besoin. Les voiries communales et municipales continuent de gaspiller notre bien le plus précieux pour arroser des bacs à fleurs! Nos autorités ne sont plus crédibles vis-à-vis de leur population. Montrez l’exemple pour fédérer la population autour de vos décisions, mais depuis quelques années, ce n’est plus l’intérêt général qui prime, mais l’intérêt de lobbies économiques. Comment le gouvernement jurassien pourra-t-il justifier la poursuite des forages pour le projet de géothermie profonde à Haute-Sorne? Intérêt général ou intérêt partisan? La sécheresse n’est pas terminée et la pluie se fait attendre pour limiter les conséquences de ce qui nous arrive.
Fabien Vallat, Bure
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
