
L’État a publié hier son rapport d’activité concernant la phase exploratoire du projet de géothermie de Haute-Sorne. Le document souligne la rigueur du suivi et des contrôles appliqués.
Une luxation d’épaule d’un employé survenue suite à une perte d’appui. On ne sait pas si c’est la gauche ou la droite, mais c’est le seul accident que relève le canton dans son rapport d’activité en lien avec la phase exploratoire du projet de géothermie profonde de Haute-Sorne.
Un document d’une quarantaine de pages dans lequel l’autorité cantonale insiste beaucoup sur l’important dispositif de contrôle mis en place pour suivre les travaux.
Ajustements demandés
Le document relève une quinzaine d’éléments sur lesquels il a dû demander à l’exploitant d’agir. L’État rassure toutefois à ce propos: cela «reflète avant tout le degré de rigueur appliqué au suivi de ce projet» et «ne traduit pas des pratiques dangereuses».
Il s’agit souvent d’exigences par rapport à des documents. On retrouve aussi les nuisances sonores de début de forage signalées par les riverains et qu’il a fallu limiter.
Les autorités ont également demandé à Geo-Energie Suisse d’intensifier ses exercices de préparation aux situations d’urgence, d’améliorer sa communication avec la population ou encore de renforcer la sécurité sur la tête de puits avant les opérations de forage.
Procédures à simplifier
Le rapport parle enfin de l’avenir. Son auteur, Sylvain Rigaud, plaide pour «renforcer l’implication citoyenne au-delà des simples consultations».
«Les expériences passées montrent que le dialogue public peut être marqué par des incompréhensions ou un désengagement malgré la transparence des démarches», poursuit-il. L’État fait aussi son autocritique, parlant de simplifier les procédures administratives pour gagner en rapidité de réaction.
À l’heure actuelle, le chantier est à l’arrêt, ce qui ne signifie pas qu’on n’y travaille plus. Les tests de stimulation terminés, les scientifiques œuvrent à la mise à jour de l’étude de risques à l’aide des données récoltées.
Ceci terminé, il appartiendra au Gouvernement de décider de la poursuite ou de l’abandon du projet. En cas de poursuite, le forage du deuxième puits est prévu pour l’année à venir.
Le Quotidien Jurassien – Antoine Membrez
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
Voir l’article Rapport d’activité cantonal de la phase exploratoire
