
Qui a décidé du retrait de la commune de Haute-Sorne de la 2e convention signée entre le canton du Jura et les promoteurs en date du 17 juin 2022 alors qu’elle était signataire de la 1re en 2015? La déclamation du maire Eric Dobler dans le dernier journal Haute-Sorne Info No 25, «Nous n’avons aucun pouvoir de décision dans ce dossier», me restait au travers de la gorge. Je décidais donc de poser la question à l’occasion de la table ronde organisée par la Commission de suivi et d’information lundi dernier. Impensable mais vrai: le retrait des autorités du village a tout simplement été demandé par le canton du Jura en accord avec les promoteurs! Est-il concevable et acceptable que la 2e commune du Jura ne soit plus liée par convention alors qu’un projet de 120 à 140 millions de francs, hasardeux et dangereux, est en voie de réalisation sur et sous son sol? Quid du sondage communal à 75% contre la géothermie et de la résolution du Conseil général qui refuse cette expérimentation? Manifestement, tout ceci a été orchestré avec l’accord du ministre David Eray qui a signé ladite convention et qui déclarait à la presse en date du 21 janvier 2022 que le Gouvernement disait oui à la géothermie après avoir fait croire qu’il étudiait le retrait des engagements déjà pris en avril 2020!
Qui défendra les braves gens si leurs biens et ceux de la communauté tout entière (bâtiments, écoles, canalisations, routes, sites industriels, etc.) venaient à être touchés comme à Bâle, Saint-Gall ou Pohang?
S’il en a le courage et la volonté, le Conseil communal peut encore agir dans ce dossier en appliquant dans son intégralité et sans restriction l’article 7 du Règlement relatif à l’approvisionnement en eau potable (RAEP) qui précise les conditions dans lesquelles la commune n’est pas obligée de fournir des quantités importantes d’eau d’usage à certains abonnés s’il en résulte des dépenses à supporter pour l’ensemble des autres usagers.
Jacques Couche, ancien maire de Bassecourt,
membre du Comité de Citoyens Responsables Jura (CRJ)
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
