
Les médias de tout le pays lancent des appels à préserver les ressources hydriques fragilisées par la sécheresse. La plupart des communes jurassiennes, tout comme le canton, n’échappent pas à ce lancinant problème et ils émettent moult recommandations et imposent des restrictions. Chacune et chacun est sensibilisé à cette problématique et la très grande majorité de la population respecte à plus de 95% les directives émises. Relevons qu’au cas particulier, le Conseil communal de Haute-Sorne et l’État jurassien distinguent parfaitement bien la paille qui est dans l’œil des citoyennes et citoyens, mais semblent allègrement ignorer la poutre qui voile leur regard sur ce dossier. Le Conseil communal de Haute-Sorne est l’autorité habilitée à délivrer une autorisation de prélèvement dans le réseau communal d’eau potable et le canton, quant à lui, légifère pour un éventuel prélèvement dans le ruisseau du Tabeillon. Ces deux autorités auront-elles l’outrecuidance de délivrer des autorisations à Géo-Energie Suisse à hauteur de 380 000 millions de m3, selon le plan spécial déposé pour un projet expérimental qui n’a connu que des déboires et provoqué des dégâts dans le monde entier? D’un autre côté, tous les experts prédisent que la situation en matière d’évolution climatique va vers une augmentation des périodes de canicule. Prudence est mère de sûreté. La population sera-t-elle une fois encore le dindon de la farce?
Jacques Couche, Bassecourt, membre de CRJ
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
