
Dans un article du QJ du 30 août, Peter Meier, directeur général de Geo-Energie Suisse, a affirmé: «Il faut respecter l’État de droit.» Mais ce droit dont il parle n’a-t-il pas aussi ses devoirs et limites lorsqu’il met en danger les biens et surtout la vie d’autrui pour un projet qui n’a jamais fonctionné nulle part.
À la question posée à M. Meier: «Mais ce risque sismique ne peut pas être exclu?» Il a répondu «Non effectivement», ce qui prouve que chacun est bien conscient des hauts risques.
D’autre part, j’ai été choquée par les propos de Christophe Terrier ( LQJ du 12 septembre), de Neuchâtel, disant que les risques et «désagréments» sont pour lui un détail. Quel manque de respect. Posons-nous la question: voudrions-nous vivre à quelques centaines de mètres de ce chantier, avec un bruit constant, la circulation des camions, la pollution et tous les autres risques, et se coucher le soir avec la boule au ventre en se demandant de quoi sera fait demain et se dire: «Et si cette nuit, la terre tremblait?» Est-ce vraiment un détail? Et la démocratie dans tout cela, fait-elle partie désormais du passé?
Yvette Hadorn, Courcelon
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
