
L’affirmation sur la consommation en eau du projet de géothermie de Mme Remondino dans son courrier du 25 août n’est pas fausse. Elle concerne simplement la phase de fracturation/stimulation et non la phase d’exploration à laquelle M. Zingg fait lui référence dans son courrier du 5 septembre. Or, même si nous savons parfaitement que seule la phase d’exploration est pour l’instant autorisée, elle constitue une porte d’entrée qui s’ouvrira peut-être sur la phase dont parle Mme Remondino.
Les besoins maximums en eau des différentes phases du projet sont décrits dans et validés par le plan spécial et le permis de construire. Les promoteurs ont beau jeu de brandir régulièrement de nouveaux chiffres plus modestes dans la presse et à la CSI! Au moment de la réalisation du projet, c’est bien les contenus des documents du plan, du permis et du Rapport d’impact sur l’environnement qui feront foi et auxquels ils pourront se référer! Dans le cas qui nous intéresse, pour ce qui est de la phase de fracturation, le permis de construire autorise et prévoit effectivement un prélèvement de 388 800 m3 d’eau!
Alors dans quel «milieu naturel» cette quantité gigantesque d’eau sera-t-elle prise? Les mesures très sérieuses du débit du Tabeillon réalisées par M. Vuille montrent sans ambiguïté qu’il est et sera à tout jamais impossible de prélever autant d’eau dans ce ruisseau. Alors où? Quelles sont les fameuses alternatives dont parle M. Zingg? Ne pas informer, ce n’est pas seulement divulguer de fausses informations mais aussi en cacher certaines! La question de l’eau est trouble, et nous n’avons pas à nous satisfaire du flou entretenu autour des solutions qui seront réellement mises en œuvre pour réaliser le projet.
Cindy Steiner, Bassecourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
