
Pendant plus de 5 ans, M. Fridez, ancien conseiller national, s’est battu pour lutter contre le projet d’achat d’avions de combat F35. Malgré de nombreux livres, ses mises en garde ont été accueillies avec un certain détachement, voire mépris, de la part des différentes autorités concernées. Cela fait plus de 10 ans que des citoyennes et des citoyens se battent pour lutter contre le projet de géothermie profonde en Haute-Sorne. À ce jour, et malgré de nombreux rapports, leur mise en garde est prise avec un certain détachement, voire mépris, de la part des différentes autorités concernées. Dans le dossier des avions de combat F35, on pouvait supposer que ce projet, soutenu par la Confédération, était en de bonnes mains, et que tous les garde-fous nécessaires pour ne pas mettre en danger les finances de la nation étaient mis en œuvre. Dans le cadre de la géothermie profonde, on pourrait supposer que ce projet, soutenu par la Confédération, est en de bonnes mains, et que tous les garde-fous nécessaires pour ne pas mettre en danger la population de la région seront mis en œuvre. Depuis quelques semaines, les autorités fédérales ont découvert que l’opposant au dossier des F-35 avait raison sur toute la ligne. Les décisions d’hier ont été prises en toute connaissance de cause, et en se référant aux avis des experts nommés dans le cadre du suivi de ce projet. Dans quelques semaines, les autorités cantonales devront se prononcer pour ou contre la poursuite du projet de géothermie profonde en Haute-Sorne, en toute connaissance de cause, et en se référant aux avis des experts nommés dans le cadre du suivi de ce projet.
Que ce soit dans les airs ou sous terre, peut-on exclure un processus similaire?
Alain Jeangros, Boécourt, membre de CRJ
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
