
Les promoteurs annoncent au coup par coup ce qu’ils veulent au sujet de l’évolution de leur savoir-faire, acquis dans des conditions totalement différentes au Tessin et aux USA. Ils ne se réfèrent toujours qu’à la première phase du projet, avec une consommation d’eau prétendue «minime». Il ne faut pas oublier que le projet global de Haute-Sorne est basé sur deux documents: il est décrit, expliqué, justifié, avec ses implications et ses conséquences, par les promoteurs, dans le rapport d’impact sur l’environnement RIE du 9 juillet 2014. Il est géré, validé, libéré par les services et les autorités cantonales par le Plan spécial du 2 juin 2015. Toutes les valeurs dont nous tirons nos références proviennent de leurs documents ou de documents officiels. À ce jour, il est certain que personne ne connaît les besoins effectifs en eau du projet, à commencer par les promoteurs. Et surtout, en fonction de l’évolution climatique manifeste, personne ne connaît à terme les capacités de débits, de stockages, de réserves du Tabeillon et de toutes nos différentes sources d’eau potable. Avant de continuer à palabrer, de se disputer sur des hypothèses, il faudrait faire ce qui aurait dû être fait avant toute décision, à savoir que le canton exige des promoteurs, de son service de l’environnement, des diverses commissions et services communaux, de mettre en place des moyens de mesures appropriés et une récolte d’informations à moyen et long terme. Tout cela en conformité avec la Loi fédérale sur la protection des eaux (LEaux) qui stipule que les valeurs mesurées doivent être analysées sur une base de dix ans. Et n’oubliez pas: «Sauvez le Tabeillon!»
Pierre-Alain Vuille, Bassecourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
