
Un large encart dans le dernier Haute-Sorne Info (HSI) relate l’acceptation d’une résolution du Conseil général intitulée «Soutien à la grève des femmes du 14 juin» par 15 voix sur 31 et 12 abstentions. À Delémont, l’identique résolution, mot pour mot, a été acceptée par 85% des voix du Conseil de ville! Deux législatifs si proches et tant de différences?
Comment fonctionnent les autorités de Haute-Sorne et qui représentent-elles vraiment? Que dire également de la résolution du 3 avril 2023 où le Conseil général déclarait qu’il est opposé à tout projet de géothermie profonde en Haute-Sorne et demandait que sa «résolution soit publiée in extenso par un communiqué de presse officiel». Jamais eu de communiqué de presse et d’encart! Pire, pas même une ligne dans les, pourtant larges, comptes rendus du Conseil général, ni dans les éditions du HSI du 15 juin et de mi-septembre. Une majorité de 18 conseillers-ères avaient pourtant demandé sa publication officielle! Vous avez dit Haute-Sorne Infos? D’ailleurs, les autorités ne se gênent plus de dévoyer le sens de la loi. N’a-t-on pas vu dernièrement le Conseil communal vouloir étendre, contre toute déontologie, la Zone Centre jusqu’à la périphérie pour faire passer le projet Migros? Comment fonctionnent les autorités de Haute-Sorne? Seraient-elles pilotées par quelque quarteron d’élus mettant sous pression et hors service la majorité des élus de la population? Je m’interroge et je ne suis pas la seule. Dans l’édition du QJ du 23 septembre, on pouvait lire: «En France, les études sur le ressenti de la population montrent que l’émotion qui domine actuellement est le dégoût vis-à-vis du personnel politique.»
Puissent nos élus éviter un tel écœurement en Haute-Sorne. Le quinquennat ne fait que commencer…
Danielle Ackermann, Bassecourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
