
Qui se fierait à une dangereuse expérimentation d’exploration et d’exploitation géothermique à ses balbutiements validée par un expert opportunément parti en faillite et n’ayant ainsi à rendre compte à personne (Geo Expert AG en liquidation); garantie, pour les dégâts, par un assureur luxembourgeois, puisque visiblement aucun assureur suisse n’est prêt à couvrir les promoteurs (AIG Europe SA); exécutée par une entreprise de forage polonaise, vraisemblablement pour des motifs de coûts (UOS Drilling SA); chapeautée par le tout nouveau directeur de Geo-Energie Jura, un retraité non ingénieur et parlant une autre langue, qui fait apparemment office de faire-valoir (Josef Fricker)? Qui, sauf l’État jurassien et, accessoirement, la commune de Haute-Sorne? Probablement personne en Suisse.
Qui, de tous ces intervenants, endossera la responsabilité en cas de dégâts?
Cette mascarade – à laquelle se livrent depuis 7 ans le département de M. Eray, le Service de l’énergie de M. Bruhlhart et le Service du développement territorial de M. Rigaud – est aussi grossière que sont graves les conséquences du projet pilote de géothermie en Haute-Sorne.
Il n’y a pourtant pas un politique, en pleine campagne électorale, à dénoncer cet affront. Pas un qui ne s’offusque qu’après avoir fait de Boécourt la poubelle de la Suisse romande, on fait de la Haute-Sorne le cobaye sismique de la Suisse allemande! Les candidats – en tout premier lieu les ministres Barthoulot et Gerber – préfèrent répondre aux questions complaisantes et sans intérêt des journalistes sur leur animal fétiche ou leur plat préféré.
Jack Aubry, président de Citoyens Responsables Jura
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
