
GLOVELIER
Une bonne soixantaine d’opposants au projet de géothermie profonde de Haute-Sorne se sont retrouvés, samedi après-midi, dans le champ voisin autour d’un grand feu «anti-fracking». Pas de discours, mais une action symbolique avec la pose sur le grillage entourant le site de forage d’une banderole affirmant: «Arrêtons cette mégalomanie». Tout s’est déroulé dans le calme sous le regard impassible des trois agents de sécurité surveillant le début du chantier qui a commencé il y a quelques mois par d’importants travaux de terrassement.
«Nous sommes prêts à nous battre!»
«Nous sommes toujours là en 2024 et ne nous sommes pas démotivés», assure Damien Cottet, opposant et membre de Citoyens responsables Jura, association qui n’était pas impliquée dans l’organisation de l’événement de samedi, mais qui soutient de telles initiatives, si elles restent dans la légalité.
«On reprend les habitudes du camping ‹sur fracking› de l’an dernier», poursuit le membre du groupe PS-Vert.e.s au Conseil général de Haute-Sorne. Il précise qu’il s’agit avant tout d’une rencontre entre militants autour d’un grand feu, dans la convivialité. La soupe y était offerte à tous et le pique-nique canadien s’est déroulé dans la bonne humeur, malgré le froid.
«Le sondage mis en place par les autorités de Haute-Sorne, c’est mieux que rien, mais cela ne correspond pas aux règles démocratiques devant permettre la réalisation d’un si important projet ayant un tel impact sur l’environnement», estime Damien Cottet.
S’il espère que le résultat de ce sondage permettra de démontrer l’opposition de la population de Haute-Sorne au projet pilote de géothermie profonde, il n’est pas convaincu de son impact sur le chantier qui a débuté à l’entrée de Glovelier.
«On est toujours là et nous sommes prêts à nous battre!» a terminé un des organisateurs de la manifestation. Il s’est déclaré très satisfait de la participation à ce grand feu sur fracking qui avait été annoncé assez discrètement à travers la Haute-Sorne.
Le Quotidien Jurassien – Thierry Bédat
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
