
Le QJ du 6 mai dernier nous apprenait que les tests de stimulation hydrauliques sont retardés en raison d’une étape administrative. Et si c’était parce que la conduite d’eau qui relie le site depuis la ZAM n’était pas encore prête? On est en droit de se poser la question.
Les différentes interventions et avertissements des opposants concernant la prise d’eau du Tabeillon semblent enfin être pris au sérieux, puisqu’aucune demande de concession n’a été faite à ce jour. Il est vrai que la consommation d’eau annoncée pour les essais est ridiculement basse, mise en comparaison avec ce qu’il est prévu de faire après, si les autorisations de continuer sont délivrées! Je rappellerai ici ce que nous dénonçons: l’eau est un bien précieux, son gaspillage est tout simplement intolérable.
En même temps, et à la surprise de nos autorités, l’Office fédéral de la topographie réfléchit à se désengager de l’exploitation du laboratoire du mont Terri, dans le cadre du programme d’allègement budgétaire de la Confédération.
Pourquoi donc, et dans un même souci d’économie des deniers publics, n’en est-il pas de même pour le projet plus qu’hypothétique de géothermie profonde?
Les élections cantonales arrivent, et j’espère vivement que les candidats et candidates en liste oseront clairement se positionner sur ce sujet, parce que ce sont eux qui auront à répondre, dans les prochaines années, des conséquences, peut-être tragiques, de ce projet insensé à mes yeux.
Alain Jeangros, Boécourt
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
