
Les travaux de fracking à Glovelier ont commencé ces derniers jours, pour trois mois, 24 heures sur 24. Lorsqu’on lit dans la presse des termes comme «Débordements inacceptables», on peut se poser la question: qu’est-ce qui est le plus inacceptable, bousculer un peu de ferraille ou priver toute une population de sommeil 24 h sur 24 durant trois mois, peut-être plus?
Nos autorités prétendent assurer la sécurité de la population au maximum, pourtant la privation de sommeil peut avoir de graves conséquences sur la santé à court terme déjà, elle est reconnue comme étant la méthode de torture la plus atroce. Je suggère à tous ceux qui sont liés de loin ou de près à ce fracking d’aller s’installer à Glovelier ou Berlincourt la nuit pour se reposer, pas certain qu’ils auront la même définition de l’inacceptable. Aucune des personnes liées à ce fracking n’habite près de ce chantier, C’est un bruit infernal nuit et jour. Ce genre de travaux devrait se faire loin des habitations. Comment, en tant qu’humain, peut-on accepter cela? Nous avons tellement dit à chacun «prends soin de toi» que nous ne sommes même plus capables de prendre soin des autres, et on s’étonne qu’en 2024 le monde va mal.
Nos autorités se sentent-elles encore légitimes de défiler fièrement le 23 juin pour fêter ce canton pour lequel d’autres se sont tant battus pour le construire? Pour beaucoup de Jurassiens, ce jour aura un goût amer.
Yvette Hadorn, Courcelon
© Cet article est reproduit avec l’autorisation des Editions D+P SA, société éditrice du Quotidien Jurassien.
